L’Altévic (Hattstatt)
- emmanuel geng

- 19 nov. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 nov. 2025

Parmi nos amis globe-trotteurs culinaires, il y en a deux qui - en quelque sorte - partent en éclaireurs d'un restaurant à l'autre et c'est seulement si leur jugement est unanimement positif qu'ils nous conseillent de les y rejoindre une fois ultérieure. Ce soir-là, ils ont jeté leur dévolu sur l'Altévic tellement leur expérience y était dithyrambique ; on verra bien si ils ont eu raison de nous faire aller si loin du berceau mulhousien pour cet endroit à priori plein de surprises.
Le cadre : j'avoue que c'est assez surprenant ... car, à peine entré dans la commune, se dresse au cœur d'un quartier comme un imposant monolithe de béton aux baies vitrées. Un peu froid et déstabilisant de prime abord, mais comme certaines habitations environnantes jouent sur la même modernité ; autant dire que l'on s'y fait après réflexion. L'intérieur est par contre beaucoup plus chaleureux : c'est certes un loft à la fois simple et brut, mais cet espace contemporain, baigné de lumière par sa façade vitrifiée, joue sur des matériaux nobles entre béton brut et chêne massif. Grâce à de nombreux plafonniers tout du long, l'ambiance y est agréablement cosy en soirée et l'on peut s'y restaurer tant dans la salle qu'au comptoir avec - comme un gage de transparence - une vue imprenable sur l'ensemble de la cuisine.
Le service : peu de monde mais efficace ! Il est assuré ce soir -là par une serveuse, la sommelière et le chef en personne qui n'hésite pas, par la même occasion, d'expliquer le plat servi avec passion. Ce trio s'occupe de vous avec le sourire et beaucoup de bienveillance ; on se sent vraiment à l'aise en leur compagnie !
La carte : c'est une cuisine gastronomique et goûteuse qui se proclame pétillante et différente.
J'avoue que, pour sortir de l'ordinaire, on n'est loin d'être déçu (les chips de panais ou le veau au chocolat blanc sont une étonnante mais agréable découverte). Elle joue autant sur la saisonnalité des produits que leur proximité et, du coup, les plats changent régulièrement. Riches en saveurs - aux assiettes presque poétiques - les recettes proposées sont comme un voyage, aux escales lointaines, où l'on se laisse surprendre pour le plus grand plaisir de nos papilles.
En conclusion : anciennement chef étoilé de l'ancien caveau d'Eguisheim, Jean-Christophe Perrin a préféré ouvrir son propre établissement loin de la course aux étoiles, et il a bien fait ! Certains diraient que les prix sont assez élevés ; je trouve qu'on en a bien plus que "pour notre argent" tant par l'originalité proposée des plats, l'esthétique recherchée sur les assiettes que la bienveillance du chef et de son personnel (Amandine, la sommelière, est vraiment adorable en plus d'être de bons conseils tout au long du repas).
Que dire de plus si ce n'est que cette adresse - à défaut de nous faire voyager par delà les étoiles, mériterait non sans prétention d'en acquérir au moins une tant ces instants ont été magiques ce soir-là !











Je suis encore sou le charme de cette soirée alors que quelques jours ont passé depuis ...